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L’Iran ne permet jamais aux États-Unis de voir réaliser leur rêve néfaste : Qalibaf

US Rep. Ilhan Omar (D-MN) (L) talks with Speaker of the House Nancy Pelosi (D-CA) during a rally with fellow Democrats before voting on H.R. 1, or the People Act, on the East Steps of the US Capitol on March 08, 2019 in Washington, DC. (AFP photo)
Cette image montre un avion AWACS de l'US Air Force détruit après une frappe iranienne sur la base aérienne Prince Sultan en Arabie saoudite. (Photo AFP)

Le président du Parlement iranien, Mohammad Baqer Qalibaf a balayé d'un revers de main la suggestion du secrétaire d'État américain selon laquelle l'Iran devrait privilégier les dépenses intérieures à la défense.

M. Qalibaf a, en effet, réagi aux allégations de Marco Rubio qui s’est permis de se prononcer sur les affaires intérieurs de la RII, ironisant que certes les États-Unis auraient pu rapidement s'emparer des ressources pétrolières iraniennes si Téhéran n'avait pas investi dans ses capacités militaires. 

M. Qalibaf a qualifié ce scénario de « rêve américain » voué à l'échec.

« Imaginez si, au lieu de dépenser des milliards en armement, l'Iran investissait cet argent dans son peuple. Le pays serait bien différent », a tweeté Marco Rubio.

Le président du Parlement iranien n’a pas tardé de répondre sur X : « “S’ils n’avaient pas investi tant en armement”… Ça aurait été tellement beau… On aurait pu envahir le pays, s’emparer de tous leurs champs pétrolifères en 48 heures – 48 heures, croyez-moi ! –, armer les Israéliens avec les meilleures armes et créer de nombreux nouveaux Gaza. Le vrai “rêve américain”, mes amis ». « JAMAIS », a-t-il écrit en lettres capitales.

Le 28 février, les États-Unis et le régime israélien ont lancé leur agression militaire non provoquée contre l’Iran, tuant en martyre le Leader de la Révolution islamique, l’Ayatollah Seyyed Ali Khamenei, et les commandants militaires de haut niveau.

La République islamique d'Iran a riposté avec force en lançant des frappes de précision contre des cibles israéliennes sensibles et des bases américaines dans la région, prenant les deux régimes par surprise.

Mardi, le secrétaire d'État américain a déclaré que Washington entrevoyait la « ligne d’arrivée » de la guerre contre l’Iran, qui en est maintenant à sa cinquième semaine, et que les États-Unis allaient devoir réexaminer leurs relations avec l’OTAN après cette guerre non provoquée.

« Nous apercevons la ligne d'arrivée. Ce n'est ni aujourd'hui, ni demain, mais elle approche », a déclaré Marco Rubio à l'émission « Hannity » de Fox News Channel.

Les frappes conjointes américano-israéliennes en Iran et les attaques israéliennes au Liban ont tué des milliers de civils, fait grimper les prix du pétrole et ébranlé les marchés mondiaux.

Le président américain Donald Trump, qui a présenté des échéanciers et des objectifs fluctuants pour la guerre, allant du renversement du gouvernement iranien à l'affaiblissement de son influence militaire et régionale, a déclaré mardi que les États-Unis pourraient mettre fin à leurs attaques militaires contre l'Iran d'ici deux à trois semaines.

Marco Rubio a affirmé : « Aucun gouvernement, aucun pays au monde ne fait actuellement rien pour aider l'Iran qui puisse entraver notre mission. »

Il a ajouté que Washington devra réexaminer ses relations avec l'OTAN après la guerre contre l'Iran. « En fin de compte, c'est au président de prendre cette décision, et il devra la prendre », a-t-il conclu.

« Mais je crains fort que nous devions nous interroger sur la pertinence de cette alliance, qui a si bien servi notre pays pendant un certain temps. Est-elle toujours aussi efficace, ou est-elle devenue à sens unique ? L’Amérique est certes en mesure de défendre l’Europe, mais dès que nous avons besoin de l’aide de nos alliés, ces derniers nous refusent l’accès à leurs bases et le survol de leur territoire », a ajouté le secrétaire d'État américain au sujet de l’utilisation des bases militaires européennes.

Les dirigeants européens ont refusé de s’engager directement dans des attaques militaires contre l’Iran.

 

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SOURCE: FRENCH PRESS TV